Le bâti rémois
Ce que les argiles changent, commune par commune
Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène de teneur en eau : l’argile perd du volume quand elle sèche, en reprend quand elle se réhydrate, et votre maison posée dessus suit ce mouvement. Vous le lisez d’abord sur les points faibles de votre façade, l’allège sous vos baies et vos angles de pignon, souvent en escalier le long des joints, et il apparaît volontiers après un été sec.
Le relevé Géorisques du secteur, effectué commune par commune, donne un aléa fort sur Gueux, Jonchery-sur-Vesle, Muizon et Saint-Brice-Courcelles, un aléa moyen sur Bazancourt, Bezannes, Boult-sur-Suippe, Villeneuve-sur-Aisne et Warmeriville, et un aléa faible sur les sept autres communes, dont Reims. Cet écart est réel et il change ce que nous vous conseillons : là où l’aléa est fort, nous surveillons votre fissure avant de la refermer.
Deux conséquences pour vous. La loi ELAN impose une étude géotechnique préalable à la vente d’un terrain constructible situé en zone d’aléa moyen ou fort, information qui vous sert bien au-delà du seul moment de la vente. Et si un mouvement de vos fondations est établi, la reprise en sous-œuvre devient l’ouvrage à envisager, précédée de son étude. À l’inverse, si vous habitez une commune en aléa faible, votre fissure de façade a le plus souvent une explication plus simple, et nous vous le dirons plutôt que de vous vendre l’inverse.