Le bâti rémois
Reboucher sans effacer
Reims a laissé visibles une partie de ses cicatrices. Des éclats d’obus subsistent sur une paroi de la cathédrale et sur la façade de la gare, et les incrustations posées pour reboucher les petits trous se voient sur de nombreux bâtiments publics, le lycée Jean-Jaurès par exemple, comme sur des bâtiments privés. Personne n’a cherché à faire disparaître la réparation : on a cherché à la faire tenir et à la raccorder.
C’est exactement le critère que nous appliquons chez vous. Une reprise qui se remarque parce qu’elle est plus propre que le reste vieillira mal, et une reprise cachée sous un revêtement uniforme masque votre mur au lieu de le réparer. Ce que nous regardons, c’est le raccord : la granulométrie, la teinte du mortier, la finition du joint, la façon dont la limite se comporte en lumière rasante. Votre façade réparée honnêtement se lit ; une façade maquillée se dénonce d’elle-même au bout de quelques hivers, et c’est vous qui la repayez.