La cave à Reims
Maison sur cavité à Reims : ce que dit la base, ce que prévoit la loi
Une cavité recensée n’est pas une cavité dangereuse. Voici ce que contiennent les bases publiques pour Reims, ce que vous devez déclarer et ce qu’on fait avant de creuser.
3 min de lecture
Ce que dit la base nationale
La base des cavités souterraines recense 219 cavités à Reims, 247 dans les seize communes que nous desservons. À Reims : 85 caves, 59 carrières souterraines, 31 ouvrages civils, 3 ouvrages militaires, 2 cavités naturelles et 39 dont le type n’est pas précisé.
Géorisques, base des cavités souterraines, relevé du 20 octobre 2026.
Comment lire ces chiffres
Un recensement n’est pas un diagnostic. Une cavité recensée existe, ou a existé. Elle n’est pas forcément instable, ni sous une maison. Parmi les 219 cavités de Reims, 55 sont repérées par un orifice visible, 100 par le centre de la cavité, 12 par un orifice supposé, 51 par une autre méthode et 1 sans méthode précisée.
La répartition est inégale : sur les 219 fiches de Reims, 35 portent un nom de secteur qui commence par « Barbâtre », 22 par « Centre », 8 par « Europe » et 6 par « Courlancy ». Ce sont les secteurs les plus cités de la base, pas des zones à risque particulier.
La base est aussi incomplète. Une cave ancienne ou une crayère privée peut ne pas y figurer. L’absence d’une cavité dans la base ne prouve pas son absence sur le terrain.
Ce que la loi prévoit
Toute personne qui a connaissance de l’existence d’une cavité souterraine dont l’effondrement est susceptible de porter atteinte aux personnes ou aux biens, ou d’un indice qui la laisse supposer, doit en informer le maire (Code de l’environnement, article L563-6). La mairie transmet ensuite l’information à l’État et au département, qui alimentent la base nationale.
À Reims, un plan de prévention des risques naturels « mouvement de terrain, R 111-3 cavité » a été approuvé le 16 mai 1991 et figure comme « opposable » dans la base GASPAR (état daté du 1er janvier 2020). Le même plan couvre Bétheny, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Il figure donc dans l’état des risques joint à une vente ou une location. Un vendeur qui connaît une cavité et la tait expose sa vente à une action pour dol (Code civil, article 1137).
Base GASPAR, fichier du 5 octobre 2026.
Les arrêtés de mouvement de terrain
Reims compte 5 arrêtés de catastrophe naturelle « mouvement de terrain », publiés au Journal officiel en 1999, 2002, 2005 (2 arrêtés) et 2019. Les arrêtés ne disent pas si la cause est une cavité, l’argile ou un autre phénomène. Ils ne prouvent donc rien sur votre rue.
Avant une fouille ou un gros chantier
Une extension, une piscine, une cuve ou un sondage de fondation touche le sol. Avant de creuser, on consulte la base, on interroge la mairie, on regarde les plans anciens de la maison, et si un doute subsiste, on fait faire un sondage par un géotechnicien. Seule une étude géotechnique (missions G1 puis G2), complétée par une recherche de cavités quand un doute subsiste, répond pour une parcelle précise.
En cas d’affaissement, de fontis ou d’orifice qui apparaît dans un sol, on s’éloigne, on prévient les secours au 18 ou au 112, puis la mairie.
Chez vous
Pour chiffrer un chantier en sous-sol, nous commençons par un relevé chez vous : décrivez-nous votre maison.
Sources : Géorisques, base des cavités souterraines ; Géorisques, base GASPAR (arrêtés de catastrophe naturelle, plans de prévention) ; Code de l’environnement, art. L563-6 ; Code civil, art. 1137.
À lire ensuite
Pour aller plus loin
Demander un chiffrage
Votre cas, décrit en quelques lignes, chiffré gratuitement
Le poste concerné, votre commune, et ce que vous voyez sur votre façade. Une photo prise depuis votre rue nous vaut mieux qu’un long message.