La maison rémoise
Maison de 1975 à 1982 à Reims : ce que cachent les étiquettes DPE
Pour ces années, un diagnostic sur quatre est classé F ou G à Reims. Le chiffre est exact, mais il vient de six adresses : les maisons sont très peu concernées.
3 min de lecture
Un chiffre qui s’explique par six adresses
À Reims, 24,5 % des diagnostics de la période 1978-1982 sont classés F ou G : c’est la part la plus élevée de toutes les périodes de construction. Le chiffre est exact, mais il ne parle presque pas de maisons. Six adresses de logements collectifs regroupent 2 478 des 10 129 diagnostics de la période, dont 2 360 classés F ou G : 95 % de tous les F ou G de la période. Sans elles, il reste 7 651 diagnostics dont 118 classés F ou G, soit 1,5 %.
Pour les maisons, 13 diagnostics sur 618 sont classés F ou G, soit 2,1 %. L’échantillon est petit et ne compte que les diagnostics établis depuis juillet 2021.
ADEME, données consultées le 20 octobre 2026. Pour les maisons de 1975 à 1977, 6 diagnostics sur 276 sont classés F ou G (2,2 %) ; tous logements confondus, la période 1975-1977 compte 0,8 % de F ou G.
Reconnaître votre maison
Un pavillon ou une maison en bande, en parpaings ou en béton, enduit, avec des fenêtres en bois, en PVC ou en aluminium, un toit à faible pente. Ces maisons ont été construites sous la première réglementation thermique, celle de 1974, applicable aux permis déposés à partir de 1975. Elles ne sont pas pour autant bien isolées : les diagnostiqueurs jugent les murs insuffisamment isolés dans 57 % des diagnostics de 1975 à 1977.
Ce que disent les bases : murs et matériaux
La BDNB compte 1 893 groupes de bâtiments rémois construits de 1975 à 1982. Le béton domine : 56 % des groupes de bâtiments, devant agglomérés 26 % et briques 16 %. 85 % sont des résidences individuelles.
BDNB, données consultées le 20 octobre 2026.
Un point propre à cette période : l’argile
Parmi les 828 groupes de bâtiments de 1975 à 1982 dont l’aléa de retrait-gonflement des argiles est renseigné, 311 (38 %) sont en aléa moyen et 517 en aléa faible. Cela n’annonce pas de fissures : cela signale que des sols argileux sensibles à la sécheresse existent dans certains quartiers rémois. Si votre maison présente des fissures, voyez notre article sur les fissures et les sols argileux avant de reboucher.
Ce qu’on améliore
La rénovation d’une maison de cette période sert surtout à compléter ce qui existe : isolation des combles, vitrage, ventilation, régulation du chauffage. Avant tout travail sur des toitures en plaques de fibres-ciment, des enduits ou des colles, on fait repérer l’amiante : il est présent dans des produits posés avant juillet 1997. Si votre diagnostic annonce une mauvaise étiquette, regardez la date et le détail de ce diagnostic : il porte sur votre maison, pas sur la moyenne de la période.
Ce qui demande une autorisation
La BDNB place 109 des 1 893 groupes de bâtiments de cette époque (6 %) près d’un monument historique. Si votre maison en fait partie, l’accord de l’architecte des Bâtiments de France peut être nécessaire pour ce qui se voit depuis la rue. Dans tous les cas, un changement d’aspect extérieur passe par une déclaration préalable en mairie. La mairie confirme votre situation avant tout devis.
Dans quel ordre
- Repérage de l’amiante avant travaux.
- Combles.
- Menuiseries.
- Ventilation.
- Murs si le doublage est faible.
- Chauffage.
Pour chiffrer, nous commençons par un relevé chez vous : décrivez-nous votre maison.
Sources : ADEME, base nationale des DPE de logements existants ; CSTB, Base de données nationale des bâtiments (BDNB).
À lire ensuite
Pour aller plus loin
Demander un chiffrage
Votre cas, décrit en quelques lignes, chiffré gratuitement
Le poste concerné, votre commune, et ce que vous voyez sur votre façade. Une photo prise depuis votre rue nous vaut mieux qu’un long message.